Logivar organise des ateliers d’art thérapie

L’association d’insertion initie des ateliers pour les familles demandeuses d’asile et les ‘‘accueillis’’ afin de restaurer leur autonomie, leur socialisation, d’évacuer le stress, exprimer les émotions…

 

Ils venaient de Syrie, d’Afghanistan… il y a quelques années. Aujourd’hui, ils arrivent de Géorgie, d’Arménie, de Bosnie, de Côte d’Ivoire, de Guinée… sans doute d’Ukraine ces prochaines semaines. Les familles demandeuses d’asile sont orientées par l’office français de l’immigration, puis, dans le Var, enregistrées sur la plateforme de Toulon, et enfin inscrites sur les listes de Logivar Estérel qui les héberge tout au long de la procédure. L’association d’insertion des personnes en grande précarité dispose de 95 places dans 22 logements sur l’agglomération, mais ne se contente pas de fournir un toit. L’équipe de travailleurs sociaux assure un accompagnement complet (scolarisation des enfants, ouverture de la complémentaire santé solidarité, orientation vers Epafa pour apprendre le français…)

« Logivar Estérel de l’Union diaconale du Var vise une approche favorisant avant tout l’humain dans l’accompagnement social, explique le directeur Alexis Bouthéon. Nous cherchons à lever les freins à l’insertion par le logement, un appui psychologique, un potager solidaire, l’aide à la mobilité… »

 

Objectif de libération

Dans cette dynamique d’aide aux personnes en grande précarité, Logivar a créé un atelier d’art-thérapie, financé par la Fondation de France. « Imaginés dans un premier temps pour les familles demandeuses d’asile, qui réunissent une histoire de vie et un parcours d’exil traumatisants, ces ateliers ont rapidement été ouverts à l’ensemble de nos publics, poursuit le directeur. L’art-thérapie utilise la création artistique pour évacuer le stress et exprimer les émotions, restaurer l’autonomie, la socialisation et améliorer la qualité de vie. Bien plus qu’une activité artistique, il s’agit de stimuler les capacités cognitives (mémoire, attention, imagination…), relationnelles, sensorielles et émotionnelles afin de favoriser l’expression, la communication et la relation, limiter l’anxiété et l’angoisse et revaloriser l’estime de soi ».

Les demandeurs d’asile, pénalisés dans leur intégrité physique, psychique, sociale, ainsi pris en charge, se sentent enfin en sécurité.

« Et c’est à ce moment que les douleurs resurgissent, précise Laurie Basso, travailleur social. Les ateliers ne sont pas là pour occuper leurs journées mais bien pour soigner, dans un objectif de libération mais sans que le côté thérapeutique les effraie. Les personnes créent du lien, expriment ce qu’elles n’arrivent pas à verbaliser. C’est pour cela que nous faisons appel à une spécialiste, Sandrine Senis, qui les amène à s’ouvrir par le biais de l’art, avec laquelle j’échange régulièrement afin de connaître l’avancée de la personne dans son projet, au plus près de ses besoins. »

Débloquer des situations, des traumatismes

 

Deux groupes sont proposés: l’un pour les adultes et l’autre pour les mères de famille (un travail sur la relation entre la mère et l’enfant est alors réalisé). Les séances hebdomadaires réunissent «  des profils de personnes très divers qui s’impliquent dans leurs créations et sont présentes semaines après semaines de manière assidue. Les retours de tous les participants sont très positifs, ajoute Alexis Bouthéon. L’équipe note également le déblocage de certaines situations grâce à l’approche de l’art thérapeute et, notamment, avec les personnes pour qui la barrière de la langue est un frein dans la verbalisation de leur traumatisme et ceux qui expriment difficilement leurs émotions. »

« On fait attention que chacun puisse prendre la parole, donner ses idées, confie Laurie Basso. Et on sent qu’ils ont passé un moment privilégié qui leur a permis de dire des choses qui ne sortaient pas, que des situations se sont débloquées, qu’ils discutent avec leurs enfants. » Au terme de six mois de séances, les bénéficiaires présentent leurs œuvres, peintures, dessins, sculptures, lors d’un vernissage organisé par l’équipe qui convie le conseil d’administration. 

Une bonne occasion pour se sentir valorisé.

 

Merci Var-Matin, J.J.

Une association vivante

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